: instrument making: Digital

Making Waves: Sonia Paço-Rocchia, Alan Bloor

Sep 9, 2017

Produced by NAISA.

This month: On Making Waves NAISA presents an August 2017 recording of a performance from the Sound Travels Festival of Sound Art with Sonia Paço-Rocchia from Montreal and Alan Bloor from Toronto. They both used saw blades as the focus of their sound exploration. Paço-Rocchia’s performance of Scies used saws automated with solenoids and transformed with live signal processing. Alan Bloor’s performance called Dual Abrasives combined his two projects Pholde and Knurl. It used analog effects treatments of saws.

Listen here

Lames

Lames @ Interstices - Sentier sonore 04v01

Lames - work in progress

Lames @ Interstices - Sentier sonore 04v01 - work in progress

Lames01 Lames02 Need to wire 8 of those.
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Finding silent motors


Some welding
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Pulley are hard work with big tools, but we wont see them. That said, I started to really like them.
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Finally not raining, test day
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My setup. Box now nearly waterproofed, my Max/MSP patch half done, my silent MIDI to stepper motor interface finished and nicely running, amps running nicely, new sound interface is fine, everything is screwed in place, just need the right power supply for the amps instead of my maker space one.
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Sandwiched piezo, 8 of them build wired
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First pulley test with the full sized saw. Running better than expected.


Cut more musical saws today. Gloves for scale.
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Setup day 2 first saw
Lames13photobyMichelSmith Lames14

Setup day 3 second and third saw
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Setup day 4, technical stuff and rust
Lames19photobyDaimon Lames20 Lames21photobyDaimon Lames22

Setup day 5, technical test and composition
Lames24 Setup day 6, composition and taking the cables up
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When things went wrong: rain and electronics do not go together
Lames26 When things went wrong: exploded cap
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Solution: Better home made interface to avoid exploding caps with diodes and relays and yes, it is a tea box
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Nouvelle vie, nouvelle ville

Symphonie portuaire sur l’arrivée de Jeanne Mance et Paul de Chomedey sur l’île de Montréal
Pour quintette de cuivres, égoïne, égoïnes à tiges, traitement en temps réel en quadriphonie, trains, bateaux et basilique

Création le 26 février, reprise le 12 mars 2018 pour le 375ième de Montréal

Une commande du Musée Pointe-à-Callière
Quintette de cuivre Magnitude 6, soliste Frédéric Demers, percussioniste, Frédéric Lapointe, à l’égoïne et l’égoïnes à tiges (lutherie de Sonia Paço-Rocchia), traitement en temps réel (lutherie numérique de Sonia Paço-Rocchia) joué par l’électroacoustiste Roxanne Turcotte, et avec une partie de train solo et une partie du bateau Cavalier qui a demandé un dévouement notable des musiciens bénévoles. 

Au Musée Pointe-à-Callière
À toute l’équipe du Musée, tout particulièrement à Annick Deblois
À Dianne Labrosse
Au personnel des trains et des bateaux
Aux techniciens
À chacun des musiciens
Magnitude 6: Frédéric Demers, Francis Pigeon, Simon Jolicoeur, Laurence Latreille-Gagné, Samuel Lalande-Markon, Frédéric Lapointe avec l’électroacoustiste Roxanne Turcotte
À chacun des bénévoles, musiciens de bateaux, train, basilique, compteurs et tous les autres
À tous ceux qui ont mis la main à la pâte d’une façon ou d’une autre pour que ce projet puisse vivre.
Merci


Partitions


"Son coeur sur les épines", Jeanne Mance ne tient plus en place dans son pays natal. Elle ressent l’appel du nouveau pays. Elle y pense sans cesse. Elle retourne ciel et terre pour pouvoir s’y rendre, allant à la rencontre des bonnes personnes, de mauvaises aussi... Elle persévère et c’est de fils en aiguille qu’elle se retrouve à y aller pour être à la tête d’un hôpital et gérante de l’expédition du projet de Montréal: une nouvelle colonie d’habitation missionnaire sur une île déserte; l’île de Montréal. Un projet qui aura pour chef de mission Paul de Chomedey. C’est le 9 mai 1641 qu’ils quitteront la France. Jeanne Mance a 34 ans.

Je me mets dans ses souliers. Je la vois debout sur le pont du navire, les yeux sur les côtes qui s’éloignent. Ce pays où est sa famille, sa ville natale. Bien qu’elle ait un pincement au coeur, le projet qui est de l’autre côté de l’océan, l’envahi d’une chaleur, la grise d’angoisse et d’excitation, et c’est bien avant que la côte disparaisse complètement qu’elle s’est déjà retourné vers l’infini bleu, où tout là bas, se retrouve le nouveau pays et l’île de Montréal.

C’est des semaines plus tard qu’elle pourra enfin déposer son regard sur les côtes. Les semaines passées au milieu de l’océan ont été comme un arrêt dans le temps d’où elle en ressort stressée et épuisée. Mais la chaleur qui la grise est encore plus forte qu’à son départ. Cependant, elle craint que sa santé ne suive pas ses idées, et alors arrivée à Québec, sans le navire de Paul de Chomedey, une angoisse l’envahie.

Les mois passent à Québec, le travail ne manque pas. Certains jours, le projet de Montréal semble être un mirage. Elle prend de la santé, mais entre le retard de Paul de Chomedey et les mauvaises nouvelles du côté de Montréal, des doutes la prend, mais le courage lui revient totalement à l’arrivé du navire.

Il faudra encore passer l’hiver avant de prendre le fleuve pour l’île de Montréal. Les yeux sur les côtes verdoyantes du St-Laurent, ses idées courent, doute et force s’entrecroisent, excitations et peurs s’affrontent, elle doit se concentrer pour apprécier la beauté du paysage. Mais lorsqu’on lui pointe l’île, elle semble plus belle et plus généreuse que les côtes. Sur cette île, il n’y a rien, rien qu’un projet et celui-ci lui brûle les tripes et ouvre son âme si grand qu’elle pourrait envelopper Montréal toute entière. Lorsqu’elle pose les pieds sur la terre ferme, l’île semble la bercer doucement.

Nous sommes le 17 mai 1642, enchantée Montréal.

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